Le financement de l’industrie numérique au Congo


Ce 19 Décembre au Bantuhub, Loïc MACKOSSO, Associé-Gérant chez Aries Investissements a animé un Mbongui sur les outils de financement de l’industrie numérique au Congo au cours duquel il aborda des pistes de solution pour les réalités locales.


Le terme industrie numérique désigne tout ce qui a attrait à la production des données liées au secteur des TIC. D’après Loïc MACKOSSO, il constitue un véritable moteur de croissance pour le développement d’un pays. Dans ce dit secteur, on distingue 4 principaux acteurs à  savoir:

 

  • Les entreprises productrices : elles constituent le premier maillon de la chaine.
  • Les entreprises dont l’existence est liée à l’émergence des TIC.
  • Les entreprises qui utilisent les TIC dans leur activité et gagnent en productivité grâce à celles-ci.
  • Les ménages : ils utilisent les TIC de façon modérée.

Tous dépendent du premier tandis que Les deux acteurs du milieu quant-à eux exercent des activités en parallèle. Par la suite, deux grandes problématiques se posent :

  • Comment peut-on financer les acteurs locaux de l’industrie numérique au Congo?
  • Quels sont les facteurs qui pourraient permettre l’émergence d’une industrie numérique viable au Congo?

 

Des obstacles?

Ce secteur rempli d’opportunités est quasiment inexploité et peu développé, à cause des nombreux obstacles rencontrés par les entrepreneurs. Il s’agit notamment du volet juridique, du cout élevé d’internet et de la quasi-absence de moyens de paiement. Ceux-ci occasionnent la prolifération des modèles économiques peu viables.

 

Des systèmes  de financement inadaptés

L’écosystème financier du Congo constitué essentiellement des banques et des structures de micro finances, est inadapté au financement des startups innovantes. En effet, celui-ci requiert la mise en œuvre de solutions de financement innovantes telles que le Capital risque ou le financement participatif (crowfunding).

 

Le capital risque

Il désigne une activité économique et financière consistant à apporter du financement à des startups dans leurs débuts, dans l’espoir d’obtenir un retour sur investissement rapide et élevé.

 

Le financement participatif ou crowfunding

C’est une source de financement innovante qui fait appel à un grand nombre de personnes pour financer un projet sans l’aide des acteurs traditionnels du financement. Aujourd’hui, grâce à internet et aux réseaux sociaux, le crowfunding a pris de l’ampleur.

 

Quelques pistes de solutions

Pour ce qui en est du financement local, Loïc affirme qu’il existe deux pistes de solutions.  la première inclue la nécessité d’un accompagnement spécialisé par le biais des incubateurs. Tandis que la deuxième serait l’implication des grands acteurs de l’industrie numérique tels que les opérateurs de téléphonie mobile.En effet ce type d’implications pourraient conduire à un développement de la clientèle de part et d’autre.

 

« Je salue les initiatives telles que  Jokkolabs, BantuHub ou encore le CTIC de Dakar qui ne cessent de multiplier des opportunités pour l’évolution de l’écosystème startup en Afrique. » Loic Mackosso

 

Des transactions significatives

On peut citer l’acquisition par l’opérateur de téléphonie mobile MTN de 33% du capital de Africa Internet Holding (AIH le créateur de la plateforme panafricaine d’e-commerce Jumia)  et le rachat par le fonds d’investissement américain ECP de 50% du capital de IROKO TV, le premier distributeur mondial de films nigérian.

 

« Pour séduire les investisseurs, il faut avoir une bonne gouvernance, car ils ont besoin de certitude avant de vous soutenir.»

 

C’est par ce  conseil de grande envergure que Loïc annonça la fin de la séance. Pour revivre cet événement, vous pouvez effectuer une recherche via twitter grâce aux hashtags #Mbongui et #bantuhub ou tout simplement cliquez ici pour (re) voir les slides de cette présentation.

Commenter

Votre adresse email ne sera pas publié.