Bantuhub reçoit l’équipe de google afrique francophone

Au lendemain du lancement de l’initiative Tech25 dont le but est de faire du Congo une Terre de Technologie d’ici 10 ans, la délégation Google Afrique  francophone de passage à Brazzaville a choisi le Bantuhub pour échanger avec la communauté des geeks congolais. C’est ce samedi 31 janvier 2015 qu’a eu lieu la première des rencontres numériques incluent dans le programme de la Composante Sensibilisation  de ladite initiative.

Cette Délégation composée de Tidjane DEME : Directeur de Bureau,  Seydina DIOP: Responsable des Politiques Publiques et Relations Gouvernementales et de Mandi NANGA chargé du Programme Business et Développement était en mission de prospection, pour une éventuelle installation du géant Google au Congo, dans le cadre de l’expansion de ses activités en Afrique centrale.

 

Pour elle, l’émotion fut au rendez-vous en voyant cette salle remplie de jeunes passionnés par les technologies Google au Congo. Tidjane, après avoir introduit les membres de son équipe dans le but de faciliter leur intervention dans la suite des échanges, rappela alors au public de façon générale la mission principale du géant Google. Elle consiste à organiser toutes les informations du monde afin de les rendre utiles. Ses équipes ne travaillent pas seulement pour les USA ou l’Europe, mais pour le monde entier confiât-il en rassurant le public :
« En Afrique, la stratégie de Google consiste à accroître le nombre d’internautes en développant un écosystème Internet qui soit accessible, pertinent et durable »
En effet, nul n’est censé ignoré qu’internet en plus d’être la source d’information par excellence, est devenu un des moteurs principaux de l’économie numérique aujourd’hui. Pour assister à un développement exponentiel de ladite économie, il serait nécessaire de revoir et d’améliorer les conditions d’accès à internet au Congo. Google veut participer à ce  développement, en réduisant les barrières qui freinent l’accès à internet, en faisant de lui un outil pertinent et utile pour les congolais, en contribuant à la formation d’un écosystème Internet qui soit dynamique et autonome à long terme.

 

 « Chez Google, on ne travaille pas seulement avec le cerveau mais surtout avec le coeur.  »  Seydina

 

D’où la particularité d’avoir laisser aux participants la possibilité et la responsabilité de choisir par eux mêmes les thèmes qui devraient être abordé dans la suite de l’échange. Ci-dessous, la panoplie de thèmes proposés :

 

  1.   e-learning
  2.  Solutions/ offres Google destinées aux startups
  3.  Partenariats/ Offres Google dans le secteur de l’éducation
  4. Offres/ Opportunités Google pour les femmes et les étudiants
  5.  Termes juridiques et légaux lié à l’accès internet
  6.  Mesures d’accompagnement pour les développeurs Android au Congo
  7.  Accessibilité au soutient des PME et Startup congolaises

 

Cependant, avant d’aborder toutes ces thématiques, Tidjane posa une question à son tour ; Il demanda à connaitre le débit internet des participants, car d’après lui, c’était le point de concourance avec toutes les autres thématiques. La suite de l’échange révéla une information déplorable ; Seulement 5 personnes dans la salle surfaient à un débit internet supérieur ou égal à un Méga au sein de leur domicile.

 

Une seule raison a été évoquée pour justifier ce chiffre insignifiant : les coûts fixés par les FAI sont trop élevés !
En effet, Le débit d’un méga couterait actuellement 500$ au Congo, 100$ en Cote d’ivoire, 45 $ au Sénégal. En remontant à la source, l’on se rend compte que le faible taux de présence des congolais sur le web est causé par plusieurs autres facteurs dont les coûts excessifs des terminaux, la fiscalité, les infrastructures, la culture, et leur mentalité.

 

Si l’Etat pouvait baisser les taxes affirme un participant, Internet serait plus accessible et moins coûteux.  D’après Tidjane, une des  solutions pour faire baisser les coûts est la mutualisation des infrastructures ;  Google possède les moyens nécessaires pour y accéder, c’est pourquoi il participera à cette réduction tant attendue des couts liés à l’accès internet très haut débit au Congo.

 

En effet, les outils Google pour l’éducation sont tous gratuits et représentent une opportunité pour les écoles et universités, dans la mesure où ils permettent à ses utilisateurs de gagner en matière de temps, de réduire les coûts d’investissement en infrastructures et donc d’économiser des fonds. Cependant, dans la majorité des cas, leur fonctionnement nécessite un accès permanent à internet. Cliquez-ici pour accéder aux opportunités des différentes plateformes existantes liées à l’éducation afin de déduire comment les formateurs congolais pourraient profiter de ces produits  pour impacter leur système éducatif.

 

L’approche Google en Afrique est certes différente, mais Tidjane rassura à nouveau les participants en insistant sur le fait  que Google créait beaucoup d’initiatives et d’opportunités pour encourager les femmes et les jeunes dans le monde entier,  et que c’était aux congolais d’y montrer leur intérêt en  y postulant. Toujours dans cette optique, Mandi affirma « Les équipes polyvalentes et mixtes sont celles qui réussissent le plus, il suffit juste d’oser et de postuler. »

 

 

«  Pour innover, il faut un brin de folie et de l’audace, car seuls les fous pourront changer ce monde. »  Tidjane

 

 

C’était là un message à l’endroit des entrepreneurs,  qui les invitaient à mettre toute leur énergie dans leur passion,  à se fixer des objectifs, les partager et  fournir des efforts pour y parvenir ; Ne fut-ce-qu’au prototype avant de vouloir  du soutien venant d’autrui.

 
«  Nous voulons accompagner les initiatives qui permettent à cet écosystème de se développer, et nous pensons que nous sommes au bon endroit  quand on remarque qu’il y a peine 3 jours a été lancée une initiative qui prépare un environnement propice à la création de startups africaines »

 
Ces propos de Tidjane DEME laissent croire que la visite de l’équipe Google dans les locaux du Bantuhub  ne sera pas vaine, en parlant de l’initiative Tech25. Pour revivre les points forts de cet échange, vous pouvez revoir notre tweetlive grâce aux hashtags #BHMatin et #Bantuhub.

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