Bantuhub aux journées portes ouvertes de promotion de la culture numérique organisées par ​l’ARPCE 


Ce jeudi 27 octobre 2016,  l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE) a organisé une journée porte ouverte dans le but de permettre à la communauté web de Brazzaville de découvrir grâce à des experts en communications électroniques ce qui se cache derrière le rideau de l’ARPCE, notamment son rôle, ses missions,  et ses réalisations.  Phonsia ODINGUI et  Sarah ITOUA respectivement chargée de la communication et assistante en communication ont représenté  la Fondation BantuHub à cet événement.


 

L'équipe Bantuhub présente à la journée porte ouverte de promotion de la culture numérique organisée par l'ARPCE

 

 

C’est une vingtaine de  participants sélectionnés sur la base de leur présence active sur les réseaux sociaux  qui ont eu le privilège de visiter certaines installations stratégiques  délocalisées ou non du siège de l’ARPCE.  Il s’agit notamment du Point d’Echange Internet,  du Centre d’Ecoute des consommateurs, et du Centre de supervision du trafic téléphonique.

 

 

Le Point d’Echange Internet  CGIX 

C’est une infrastructure mis en service depuis  Mai 2013 qui permet aux fournisseurs d’Accès Internet (FAI) installés au Congo de s’interconnecter en un seul point.  Grâce à ce dispositif, le trafic internet de la sous-région Afrique centrale est devenu plus fluide.

 

« Les projets de création d’applications en hébergement local sont des initiatives que nous n’hésiterons pas à encourager car nous en avons  les moyens. »  Le responsable du data center

 

 

Le 5050 : Centre d’écoute des consommateurs

C’est une  plateforme d’écoute mis en place par le régulateur dans le but d’aider les usagers des services postaux et des Communications Électroniques à trouver des solutions  aux problèmes surgissant avec leurs fournisseurs.

 

 

« Depuis son lancement en 2013, nous avons déjà reçu 16.000 appels dont 750 ont été des cas de plaintes confirmés. La plainte est considérée  comme résolue lorsque le contact a été établi entre le client et le service client de son opérateur. A ce jour, nous avons pu résoudre 90% de ces plaintes.»   Cheria NGAKOSSO

 

 

La visite guidée des installations terminée, place à la séance de présentation des différentes réalisations et mission de l’ARPCE, afin de se faire une idée exacte de l’évolution du marché des Communications Electroniques. Les  directeurs centraux et chefs de services des différents départements  techniques de l’ARPCE y ont tous joué de leur partition, en fonction de leur domaine d’expertise.

 

 

 La gestion des marchés

Après nous avoir  donné quelques détails sur les différents processus  permettant de fixer les coûts et tarifications des différents services offerts par les opérateurs de téléphonies au Congo, Antoine Nguekololo Directeur de l’économie et du marché, a présenté les résultats  financiers des trois dernières années d’exercice du régulateur.

 

« Chaque année, l’ARPCE contribue à hauteur de près de 2.23% du PIB.»   Antoine NGUEKOLOLO

 

Après le rachat de Warid par Airtel, une  baisse considérable du chiffre d’affaire de l’ARPCE a été constatée. Les principales  causes seraient une perte d’abonnés n’ayant apprécié la politique commerciale du racheteur, ainsi que la suppression du coût d’interconnexion entre les deux opérateurs autrefois concurrents.

 

En effet, le coût d’une minute d’appel abouti entre MTN et Airtel est fixé à 31F CFA  tandis que celui d’Azur, Congo Telecom et Warid était fixé à 40F CFA. Cette asymétrie n’est autre que la manière de l’ARPCE de pouvoir  égaliser les chances entre les différents sur le marché de la téléphonie.

 

 

La gestion des fréquences

Benjamin MOUANDZA, Directeur de gestion des ressources en fréquences,  a quant à lui définit la fréquence, comme étant la vitesse d’oscillation d’une onde. C’est aussi l’inverse de la période ; On peut l’émettre ou la recevoir.  Puis il a expliqué pourquoi il était important pour l’ARPCE de superviser la gestion de cette ressource.

 

« Les fréquences sont des ressources faisant parti du domaine de l’Etat. C’est l’ITU qui les enregistre et les attribue, tandis que l’autorité habileté les redistribue dans chaque pays. Ici au Congo c’est l’ARPCE qui s’en occupe. »  Benjamin MOUANDZA

 

Une fois qu’une fréquence est attribuée à un opérateur, elle lui appartient pleinement durant la validité du contrat de location ; Et donc aucune structure ne peu y faire usage. Si cela arrivait, ce serait un délit, une fraude. C’est là qu’interviendrait le régulateur pour gérer ce conflit.

 

Le rôle du régulateur est donc de contrôler, de suivre et de donner une forme légale dans le secteur des postes et communications électroniques, d’apporter des solutions afin  que soient réglés les problèmes auxquels les différents acteurs du secteur sont confrontés.

 

« Par exemple, les problèmes d’interférences sont dus à une mauvaise gestion des fréquences. On les rencontre souvent au niveau des frontières. Brazzaville et Kinshasa étant les deux villes les plus rapprochées du monde, il n’est que normal que nous rencontrons souvent ce problème de basculement de réseau au bord du  fleuve Congo, car la vitesse de propagation d’une onde  augmente considérablement lorsqu’elle se déplace dans l’eau.»

 

 

l’ACNIC : La plateforme de gestion du « .cg », le nom du domaine du Congo

Cet acronyme signifie Association Congolaise de Nommages Internet en Coopération. L’une de ses missions est de transcrire des adresses IP en noms de domaine .cg qui, constituent en fait l’identité de la République du Congo sur Internet. En dehors de l’attribution des noms de domaines .cg elle  participe également à leur renouvellement ou leur suppression.

 

« Pour se procurer un nom de domaine en .cg il suffit de télécharger un formulaire en ligne sur  acnic.cg, de l’imprimer, et de le remplier afin de  le renvoyer à acnic@arpce.cg » Roland ONDELI.

 

Cependant, les participants affirment que la procédure de cette acquisition est trop longue et engendre beaucoup de tracasseries. Cela décourage certains développeurs à prendre un nom de domaine  en .cg et les poussent à prendre des noms de domaines en .com car plus accessibles.

 

 

Le Centre de supervision du trafic téléphonique (NOC) de l’ARPCE.

Il s’agit d’une plateforme de surveillance permettant au régulateur de décider des coûts annuels d’interconnexion, et de veiller à une répartition équitable des revenus des appels téléphoniques entre les opérateurs et l’Etat. Grâce à cette plateforme, l’ARPCE est capable de remarquer des trafics suspects, et de les traquer jusqu’à leur démantèlement.

 

« On ne gère pas le contenu de l’appel ni du SMS, mais simplement la durée des appels, leurs pays de  provenance ainsi que leur réseau de pénétration. Dans tous les pays du monde il y a des services habiletés pour la lecture et l’écoute des contenus des communications, cela ne fait pas partie des missions de  l’ARPCE»  Yves CASTANOU

 

Ce fut un honneur pour les participants d’échanger directement avec le DG de cette structure ; Celui-ci n’a d’ailleurs pas hésité à leur témoigner de son soutien au cas où ils avaient des projets TIC à soumettre.

 

En somme, nous devons retenir que la mission de l’ARPCE n’est pas toujours de sanctionner les opérateurs, mais plutôt de jouer le rôle d’un arbitre sur le terrain, en s’assurant que tous les joueurs respectent les règles préétablies.